Singe qui a de la vivacité
Vers un assouplissement réglementaire du parrainage TV !

9 novembre 2016

Vers un assouplissement réglementaire du parrainage TV !

Annonceurs, marques,… bientôt une place de choix en TV dans les billboards de parrainage d’émissions !

Le parrainage TV (sponsoring d’émissions) est jusqu’à présent soumis à une réglementation qui oblige les chaines, et donc les annonceurs et leurs agences, à ne pas pouvoir réaliser de billboards visualisant le produit, slogan commercial, signature argumentaire marque, démonstration du produit ainsi que la citation du prix.

 

Qu’est-ce que ça pourrait changer pour les annonceurs, les marques… mais aussi pour les régies ?

Selon nos informations, la publication du décret autorisant la visualisation du produit dans les billboards de parrainage d’émissions en télévision serait prévue d’ici la fin de cette année ou au plus tard début janvier 2017. Ce qui permettrait, par la même occasion, un alignement sur la réglementation du parrainage sur les services de vidéos à la demande (catch-up TV, YouTube etc.).

 

Avantages / inconvénients ?

Pour les annonceurs :

Le parrain pourra montrer son produit. Plus précisément :

  • Il n’y aura pas de restriction dans la manière de présenter le produit (extrait d’un spot pub montrant le produit en situation de consommation, contenu du produit et/ou packaging,…)
  • Cela concerne bien entendu également les prestataires de services (avion d’une compagnie aérienne, enseigne d’une banque, rayons de magasin appartenant à un distributeur, page d’accueil d’un site internet,…

La durée des billboards est actuellement de 6 et 8 secondes et pourrait, sur certaines chaines et chez certaines régies, passer à 12 secondes.

L’assouplissement pourrait probablement permettre de mentionner le slogan publicitaire. Aucune certitude pour le moment à ce sujet.
Le CSA pourrait donner un avis consultatif d’ici la fin du mois, qui sera sûrement suivi par la ministre de la Culture. Si oui, il sera alors possible, pour le parrain, d’avoir un message publicitaire dans les limites suivantes :

  • Ne pas inciter directement à l’achat du produit (« achetez le produit X », « achetez sur le site Y »,…),
  • Ne pas avoir de référence promotionnelle.

Il est bon de rappeler que les autres règles que nous connaissons demeureront inchangées. Pour rappel :

  • Pas d’influence du parrain sur le contenu du programme,
  • Les JT et les émissions d’information politique ne peuvent pas être parrainés,
  • Secteurs interdits en parrainage : tabac, alcool, tous les médicaments (remboursés ou OTC), les producteurs audiovisuels, les chaînes de TV, les services de média audiovisuels à la demande (type MyTF1, 6play, Pluzz,…),
  • Les modalités de présentation des produits du parrain offerts à titre de dotation l’occasion d’un jeu ou d’un concours, également inchangées,
  • Obligation d’avoir un message de parrainage (comportant au minimum le type d’émission concernée (divertissement, jeu, série, etc.),
  • Pas de possibilité de parrainer des rubriques dans une émission, mais seulement l’émission elle-même.

Cette évolution réglementaire aura un impact favorable sur le placement de produit. En effet, le CSA devrait probablement revoir, à la suite de la publication du décret, sa délibération sur le placement de produit en autorisant le parrainage et le placement de produit pour un même annonceur et pour une même émission.

Enfin, les tarifs vont bien entendus augmenter sur ce vecteur. On peut, selon-nous, estimer une hausse des tarifs autour de 15 à 20 %.

 

Pour les régies :

D’une manière positive, on peut penser que, ce qui constituait un frein pour les annonceurs jusqu’à présent (absence de la présentation du produit), devrait se transformer en bénéfice pour les régies en apport de nouveaux clients.

Si, comme indiqué précédemment cet assouplissement réglementaire s’annonce profitable pour les régies, demeure l’incertitude que des annonceurs investissant actuellement en espace TV “Classique” basculent sur du parrainage pour notamment ses avantages tarifaires (Coût/GRP).

 

A suivre !

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